Selon la Primature, le déplacement vise à porter les priorités nationales sur la scène internationale et à renforcer les partenariats d’Haïti. Le débat général de l’Assemblée doit s’ouvrir le 22 septembre à New York.

Plusieurs rencontres diplomatiques prévues

Durant son séjour, Alix Didier Fils-Aimé doit participer à une série de rencontres bilatérales avec des dirigeants et responsables internationaux.

La situation sécuritaire devrait occuper une place importante dans les échanges, alors que les autorités haïtiennes cherchent à renforcer l’appui international aux forces engagées contre les groupes armés et à rétablir progressivement l’autorité de l’État dans les territoires affectés.

La question électorale constitue également un dossier majeur. Le processus se déroule dans un contexte où la sécurité demeure déterminante pour l’organisation du scrutin et la participation des électeurs. Des regroupements politiques ont récemment réclamé davantage de garanties sécuritaires pour le processus électoral.

Haïti veut mobiliser davantage ses partenaires

À New York, le gouvernement entend également mettre en avant les questions liées à la gouvernance, au développement et au renforcement de la coopération internationale.

Cette participation intervient dans un contexte où Haïti dépend fortement de l’appui de ses partenaires pour répondre à plusieurs dimensions de la crise, notamment en matière de sécurité, d’assistance humanitaire et de renforcement institutionnel.

Le déplacement du Premier ministre fait toutefois l’objet de critiques de la part de plusieurs responsables de l’opposition, qui ont adressé une lettre à António Guterres pour contester la gestion de la transition et réclamer une réévaluation de l’accompagnement international accordé aux autorités haïtiennes.

La participation d’Alix Didier Fils-Aimé à cette 81e Assemblée générale constituera ainsi une nouvelle occasion pour les autorités haïtiennes de présenter leurs priorités à leurs partenaires et de rechercher des engagements internationaux autour de la sécurité, du processus électoral et du redressement institutionnel du pays.