La nomination avait été formalisée dans une correspondance du ministre datée du 5 octobre 2026. Jhony Raphaël avait, pour sa part, remis sa démission le 29 septembre. Dans sa lettre, l'ancien responsable évoquait des « situations d’impositions répétées » qui auraient provoqué, selon lui, une rupture du climat de fonctionnement de la CAS.
Transparence et traçabilité des dépenses
Lors de l'installation, Marc-Élie Nelson a insisté sur plusieurs défis auxquels devra s'attaquer la nouvelle direction. Le ministre a notamment demandé de renforcer la gestion de l'institution, la traçabilité des dépenses publiques et la distribution équitable de l'assistance sociale dans les différents départements du pays.
Marie-Ange Lorméus a, de son côté, placé sa prise de fonction sous le signe de la responsabilité et du service, rappelant la mission de la CAS auprès des personnes et familles vulnérables.
Le syndicat maintient la pression
La transition ne règle cependant pas les tensions internes à l'institution. Le Syndicat du personnel de la CAS (SP-CAS) a pris acte de l'installation de Marie-Ange Lorméus tout en précisant que ses revendications restent entières.
Le syndicat réclame notamment de meilleures conditions de travail, le respect des droits syndicaux et des réponses concernant les nominations et les rémunérations. Il demande également une amélioration des services destinés aux bénéficiaires, tout en se déclarant disposé à dialoguer avec la nouvelle direction.
L'arrivée de Marie-Ange Lorméus ouvre ainsi une nouvelle période pour la CAS, mais la nouvelle directrice prend les commandes d'une institution confrontée à la fois à des enjeux de gouvernance, de transparence et à des revendications persistantes de son personnel.
Commentaires
0 commentaire(s)Soyez le premier à réagir
Aucun commentaire approuvé pour le moment.
Laisser un commentaire
Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Tous les commentaires sont modérés.