Sánchez a indiqué avoir informé le roi Felipe VI de sa décision avant de convoquer un Conseil des ministres extraordinaire chargé d’engager la dissolution des Cortes Generales.
Cette décision intervient après un nouveau revers parlementaire pour le gouvernement. Vendredi, le Congrès a rejeté deux décrets consacrés à la crise du logement, malgré les importantes manifestations organisées ces dernières semaines dans le pays.
Le gouvernement de coalition dirigé par Sánchez ne dispose pas d’une majorité stable au Parlement et dépendait du soutien de plusieurs formations régionales. La rupture avec le parti indépendantiste catalan Junts a notamment compliqué l’adoption de plusieurs textes.
« Le moment est venu pour les Espagnols de décider quel avenir ils veulent », a déclaré Sánchez lors de son intervention à la Moncloa.
Le scrutin du 29 novembre ouvrira ainsi une nouvelle bataille entre le Parti socialiste de Sánchez et l’opposition de droite conduite par le Parti populaire (PP), dans un paysage où Vox occupe également une place importante. Les sondages récents cités par Reuters placent le bloc de droite devant le camp gouvernemental, mais ils ne constituent évidemment pas un résultat électoral.
La campagne s’annonce dominée notamment par le logement, l’immigration, l’économie et la stabilité politique.
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