L’Autorité générale saoudienne de l’aviation civile (GACA) a confirmé dimanche que l’aéroport de Dammam avait été visé, précisant que des inspections de sécurité et une évaluation des dégâts étaient en cours. Aucun bilan humain n’a été immédiatement communiqué.

Cette attaque intervient après la chute d’un projectile à proximité du même aéroport, signalée samedi par la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

Les Houthis revendiquent plusieurs attaques

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué des opérations contre les aéroports de Riyad et de Dammam, ainsi que contre deux installations énergétiques du groupe pétrolier Saudi Aramco.

Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, affirme que ces opérations constituent une riposte aux frappes saoudiennes menées au Yémen.

Ces revendications interviennent au lendemain d’une attaque particulièrement meurtrière contre l’aéroport de Riyad. Selon les autorités saoudiennes, cette frappe a fait au moins 12 morts et 309 blessés. Un décès supplémentaire a ensuite été rapporté, portant le bilan à 13 morts.

Les Houthis ont également renouvelé leurs avertissements aux compagnies aériennes et aux voyageurs, leur demandant d’éviter les aéroports saoudiens.

Washington envisage une intervention

Face à cette escalade, le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d’un soutien militaire aux opérations saoudiennes contre les Houthis. Aucune décision définitive d’intervention américaine n’a toutefois été annoncée.

La multiplication des attaques contre les infrastructures aéroportuaires et énergétiques saoudiennes fait craindre une extension du conflit régional.

L’Arabie saoudite occupe une place centrale dans l’approvisionnement pétrolier mondial. Toute perturbation durable de ses installations énergétiques ou de ses infrastructures de transport pourrait avoir des conséquences importantes sur les marchés internationaux.

Alors que les tensions militaires s’intensifient, les autorités saoudiennes poursuivent l’évaluation des dégâts à Dammam. Les prochaines réactions de Riyad et de Washington seront déterminantes pour l’évolution de cette nouvelle crise au Moyen-Orient.