Un diagnostic confirmé pendant l'opération
Dans un communiqué médical diffusé mardi soir, le Saint-Siège explique que les examens réalisés avant l'hospitalisation avaient fait craindre une tumeur maligne. L'analyse des tissus prélevés au cours de l'opération a confirmé ce soupçon : il s'agit d'un adénocarcinome pulmonaire, une forme de cancer qui naît dans les cellules glandulaires du poumon et l'une des plus courantes.
Ce type de tumeur peut évoluer sans symptômes marqués au début. Une détection précoce améliore les options de traitement, mais le pronostic dépend de la taille de la tumeur, de son éventuelle extension et des résultats d'analyses complémentaires, que les médecins doivent encore mener sur les tissus retirés.
Une lobectomie de 90 minutes
Selon le bulletin signé par le docteur Luigi Carbone et le professeur Stefano Margaritora, les chirurgiens ont pratiqué une lobectomie pulmonaire, c'est-à-dire l'ablation d'une partie du poumon pour éliminer la tumeur. Ils ont eu recours à une technique vidéo-assistée, qui permet d'opérer avec des instruments spécialisés et une caméra.
Le pape est resté environ trois heures au bloc opératoire, dont 90 minutes pour l'intervention proprement dite. Après son réveil, il a été placé sous surveillance avant de regagner sa chambre, au dixième étage de l'hôpital universitaire Agostino Gemelli, établissement habituellement sollicité pour les soins des papes.
Une convalescence jugée satisfaisante
Mercredi matin, la Salle de presse du Saint-Siège a indiqué que Léon XIV avait passé une nuit calme. Un nouveau bulletin fait état d'une évolution postopératoire satisfaisante : les analyses sanguines et la radiographie thoracique sont conformes aux attentes des médecins. Le pape a commencé la physiothérapie respiratoire, marche de nouveau dans sa chambre et s'alimente normalement.
Agenda suspendu, voyage en Amérique latine incertain
Les audiences et engagements publics du pape sont suspendus jusqu'au 20 octobre. Le Vatican prévoit une hospitalisation d'environ une semaine, selon l'évolution de son état. Un voyage en Amérique latine, avec des étapes prévues en Argentine, en Uruguay et au Pérou, pourrait devoir être ajusté, mais rien n'est décidé avant les prochaines évaluations médicales.
À ce stade, le Vatican n'a annoncé aucun traitement complémentaire, comme une chimiothérapie ou une radiothérapie.
Une épreuve pour un pontificat récent
Élu en mai 2025, Léon XIV est le premier pape né aux États-Unis. Son pontificat est encore jeune, et la question de la santé des papes reste sensible au Vatican, après les hospitalisations et interventions qui ont marqué les dernières années du pontificat de François.
La confirmation du cancer ne permet pas, à elle seule, de connaître son stade ni d'établir un pronostic. Les résultats des analyses complémentaires détermineront la suite de sa prise en charge, et les prochains bulletins médicaux devraient préciser l'étendue de la maladie
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