Dans son discours, Trump a présenté deux perspectives : parvenir à un accord permettant à l’Iran de reconstruire son pays, ou reprendre et intensifier les opérations militaires. Il a déclaré avoir une « grande décision » à prendre et a demandé publiquement s’il devait « anéantir la République islamique ».
Le président américain a toutefois affirmé penser qu’un accord avec Téhéran reste possible, estimant qu’il pourrait intervenir après les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Il a également appelé d’autres pays à accentuer la pression économique sur l’Iran afin de favoriser un retour aux négociations.
Ces déclarations interviennent alors que des signaux diplomatiques contradictoires émergent. Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que la délégation présente à New York dispose de l’autorité nécessaire pour relancer les discussions avec Washington. Téhéran affirme également pouvoir rouvrir complètement le détroit d’Ormuz sous certaines conditions, notamment une réduction de la pression militaire américaine.
De son côté, le président iranien Masoud Pezeshkian a accusé Washington de chercher à contraindre son pays à la capitulation. Il a exprimé sa méfiance envers de nouvelles négociations après plusieurs mois de confrontation militaire.
La déclaration de Trump a immédiatement attiré l’attention des marchés énergétiques. Le Brent évoluait mardi autour de 100 dollars le baril, les investisseurs évaluant à la fois la possibilité d’une reprise diplomatique et le risque d’une nouvelle escalade militaire susceptible de perturber davantage les approvisionnements pétroliers du Moyen-Orient.
Source principale : Reuters — discours de Donald Trump à l’ONU
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