S’exprimant devant la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York, le dirigeant dominicain a estimé que les décisions déjà prises par le Conseil de sécurité doivent désormais être accompagnées de moyens concrets. Il a notamment demandé de compléter le déploiement de la Force de suppression des gangs, de fournir les troupes et ressources manquantes et de renforcer les institutions haïtiennes.
L’embargo sur les armes au cœur de son appel
Abinader a également insisté sur l'application effective de l’embargo international sur les armes à destination d’Haïti. La circulation d’armes et de munitions continue d’alimenter les groupes armés malgré les sanctions décidées par le Conseil de sécurité. Les Nations unies estimaient en 2025 qu’entre 270 000 et 500 000 armes illégales circulaient dans le pays.
Pour le président dominicain, la réponse internationale ne doit cependant pas se limiter au volet militaire. Il réclame également un soutien accru aux institutions haïtiennes afin que le renforcement sécuritaire puisse s’accompagner d’un rétablissement durable de l’autorité de l’État.
La déclaration intervient alors que la communauté internationale cherche à consolider la nouvelle architecture sécuritaire destinée à combattre les gangs en Haïti. Une réunion ministérielle de haut niveau consacrée au pays est également programmée à l’ONU le 24 septembre, notamment pour mobiliser davantage de soutien financier et matériel à la stabilisation d’Haïti et à la force antigang.
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