Dans son message, le chef du BINUH souligne que la violence des gangs continue de bouleverser la vie de millions d’Haïtiens, provoquant des déplacements de familles, perturbant l’éducation des enfants et fragilisant davantage les institutions et les communautés.

Pour Carlos Ruiz Massieu, la réponse à la crise doit d’abord passer par le rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’État. Mais il estime qu’une paix durable nécessite également des avancées dans le dialogue et le processus politique, le renforcement de la justice et la lutte contre l’impunité.

Le diplomate insiste également sur la nécessité d’offrir davantage de perspectives aux enfants et aux jeunes afin de créer des alternatives à la violence et au recrutement par les groupes armés.

S'adressant directement à ceux qui utilisent la violence, Carlos Ruiz Massieu les exhorte à choisir la voie du désengagement. Il rappelle que la paix en Haïti ne peut pas se limiter à l’absence d’affrontements, mais doit permettre aux citoyens de circuler, travailler, aller à l’école et accéder aux services essentiels en sécurité.

Les Nations Unies ont enfin réaffirmé leur engagement à accompagner Haïti dans les efforts visant à construire un environnement plus sûr, plus stable et plus pacifique