L’événement, retransmis en direct sur X depuis le centre d’essais de SpaceX à McGregor, a immédiatement suscité un large écho. Mais derrière les images spectaculaires, Tesla n’a pas démontré un vol réel et prolongé : la Roadster reste, pour l’instant, une voiture sportive capable de manœuvres aériennes très courtes.

Une démonstration digne d’un film d’action

Dans la première séquence, la nouvelle Roadster a grimpé une rampe métallique fortement inclinée, s’est retrouvée à l’envers, a effectué un tonneau dans les airs, puis s’est posée sur ses roues. Elon Musk a expliqué que l’atterrissage avait été assuré par des rétropropulseurs.

Dans une seconde démonstration, le véhicule a franchi une rangée de cinq voitures, dont un camion, avant de se poser. La manœuvre a été réalisée sans conducteur à bord, par précaution.

Une technologie issue de Space X

La Roadster est équipée de propulseurs à gaz froid, une technologie associée à SpaceX, la société aérospatiale également dirigée par Elon Musk. Ces propulseurs permettent au véhicule de générer une poussée brève afin de décoller, se stabiliser ou atterrir.

Tesla affirme également que la voiture peut passer de 0 à 100 km/h en moins d’une seconde et atteindre 370 km/h. Ces performances concernent toutefois la version sportive au sol, et non une capacité de vol autonome sur longue distance.

« Voiture volante » : une appellation à nuancer

Malgré la communication de Tesla, la démonstration ne montre pas un vol libre comparable à celui d’un drone ou d’un aéronef. Le véhicule a effectué des sauts et des rotations brèves dans un environnement d’essai contrôlé, sans trajet aérien soutenu.

Le site de Tesla précise d’ailleurs que la version volante prévue n’est pas homologuée pour circuler sur les voies publiques. Elle ne serait, dans un premier temps, accessible que sur invitation.

Une commercialisation annoncée pour 2028

Elon Musk vise une entrée en production en 2028. Ce calendrier reste toutefois ambitieux, car Tesla devra encore surmonter des défis techniques, sécuritaires et réglementaires majeurs avant qu’un tel véhicule puisse circuler — ou voler — en dehors d’un site d’essai.

La présentation relance donc le débat sur l’avenir des voitures volantes : Tesla a réussi un coup médiatique et technologique, mais la route vers un véhicule réellement utilisable dans le trafic reste longue.

L’essentiel

Tesla a présenté une Roadster capable de réaliser des figures aériennes spectaculaires grâce à des propulseurs à gaz froid. La démonstration confirme l’ambition d’Elon Musk de rapprocher l’automobile de l’aéronautique, mais ne fait pas encore de la Roadster une voiture volante prête à être utilisée au quotidien.